Histoire

L’ Académie de Reims est fondée en 1841 et autorisée le 6 décembre de cette même année.

Arrêté du ministre de l’Instruction Publique du 6 décembre 1841

Dans le contexte du courant intellectuel impulsé par Guizot et la Monarchie de Juillet, l’archevêque de Reims, Monseigneur Gousset, épaulé par 18 notables de la cité, fonde une Académie dont la première séance a lieu le 20 décembre 1841 dans un des salons de l’archevêché de Reims au palais du Tau.

Elle a ensuite été reconnue comme établissement d’utilité publique le 15 décembre 1846 comme en témoignent la médaille par Pingret et la confirmation par ordonnance royale de Louis-Philippe en date du 15 décembre 1846.

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Ordonnance de Louis-Philippe – F17*420 Archives Nationales

Elle devient Académie nationale de Reims à partir de 1848, titre qu’elle conserve depuis cette période.

Pour en savoir plus sur les origines de l’Académie.

Les guerres vont induire des modifications ou des interruptions de fonctionnement.

Guerre 1914-1918

La Grande Guerre voit le départ de certains académiciens au front, d’autres s’exilent, tandis que d’autres demeurent à Reims sous la protection des voûtes des caves.
Ceux qui sont à Paris tiennent assemblée au pavillon de Marsan afin de poursuivre l’action en faveur de la « Ville martyre ». Six séances sont organisées de 1915 à 1919.
A Reims, les bombardements détruisent le Palais du Tau dont une salle avait été mise à disposition de l’Académie par son fondateur.

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Salle de réunion de l’Académie située dans le Palais du Tau, archevêché de Reims
Photographie 15 x 10,5 cm. avant 1914 – Collection Académie
De chaque côté du bureau figurent les portraits gravés d’Henri Paris et de Ferdinand Piéton.
Contre la porte, à gauche, portrait de Charles de Lorraine d’après Georges Boba.

Une partie des archives de l’Académie est sauvée par l’intervention du docteur Pol Gosset.
La première séance d’après guerre est tenue le premier juillet 1919 au Pavillon de Muire, mis à disposition par M. de Mun.

Guerre 1939-1945

La Seconde Guerre Mondiale apporte son lot de catastrophes bien que la ville soit épargnée de la destruction.
Les séances, bien qu’autorisées, se font rares.
Des académiciens sont déportés ou exterminés, ainsi le docteur Ségal et sa femme en janvier 1944 ou le docteur Jolicoeur abattu en septembre 1944.
Toutefois l’action de notre Académie permet la sauvegarde de quelques sculptures.
En 1944, Mademoiselle Réville, conservateur de la bibliothèque municipale, devient la première femme académicienne rémoise.

Depuis 1945

Les années cinquante et soixante sont marquées par la renaissance de notre Académie, en particulier par l’action du président Henri Druart et du secrétaire général, l’abbé Jean Sainsaulieu.
De plus, à partir de la réintroduction d’une université à Reims en 1962, et bien qu’encore incomplète à cette date, on voit s’engager nombre d’universitaires dans les travaux de recherche et de mise en valeur de notre patrimoine, qui diffusent leurs connaissances vers le grand public notamment par le biais de notre Académie.
Cette politique s’est poursuivie jusqu’à nos jours et nos conférences, colloques et travaux sont attendus et appréciés dans et hors de la cité de Reims.

Les membres titulaires se distinguent souvent par des ex-libris et super-libris de qualité.

 

Pour plus d’informations cf. Agathe FOLLEREAU, Histoire de l’Académie nationale de Reims (1841-2004) – Volume 177